Carnet de bord de la Choisille

La Membrolle sur Choisille

Connaissez vous ce beau village

Près d’un ruisseau nommé Choisille

Connaissez vous ce beau village

Aux toits d’ardoises qui scintillent

Village plein de vie du temps de votre enfance

Où les piétons joyeux envahissaient les rues

Insolents et frondeurs, trimant pour la pitance

Epoque où le confort demeurait inconnu

Moulins : Gruais, Graffin, Millé, Malvau,Boutard….

Château : Bel Air, Angenardière, La gibaudière, de l’Aubrière….

Sa chapelle fondée par Amélie-Caroline Bérard

De Tours au Mans, sa gare ferroviaire

Des gens illustres y sont passés

Marie Bonaparte, Le Géréral de Gaulle….

Composition de Gwendoline, d’Emmanuel Chabrier

Georges Feydau, souvenez vous de Champignol

Des courses de voitures attiraient bien du monde

Rolland-Pilain, Vosin, Delage, Sunbeam, Fiat, Bugatti…

De belles femmes aux robes longues

Venaient de Paris,accompagnées de leurs maris

Nous sommes partis un jour chercher vie familiale

Laissant tous nos anciens, courant vers le soleil

Nous reviendrons bientôt sur notre terre natale

Pour dormir avec eux, de notre dernier sommeil

Charles Leblanc

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Poème sur la Résidence

Résidence Choisille

Résidence où l’on vit où l’on rit

Ses lits sont occupés et ses tables bien servies

Nos anciens se groupent pour dire leurs émois

D’autres savent s’amuser d’un joli mot narquois

C’est devant la télé qu’ils passent leurs veillées.

Ou leur animatrice à l’heure du goûter.

Faire un rang de jersey, une fleur en brodant

Jouer au scrabble ou bien lire un roman.

Marcher, jardiner, s’aérer, cuisiner un gâteau.

Qu’ils soient fléchés, croisés, jongler avec les mots.

Notre amie Plume est là, surveillant sa maîtresse.

Fragile comme du cristal, à la quête de caresses.

L’ambiance est euphorique, le moment chaleureux

Le personnel présent, pour bien s’occuper d’eux.

L’offrande de l’amour se donne dans la joie,

L’acte devenant simple et comme allant de soi.

CHARLES

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Maman Cousette

Texte proposé par Mr LEBLANC en l’honneur d’une amie de sa maman.

MAMAN COUSETTE.

Couturière en province, midinette à Paris,

Petite main distinguée en dernier cri,

Elle recouvrait les corps de satin et de moire.

Le dé au bout d’un doigt, les épingles en sautoir.

Avec mairie, bistrot et son église ancienne,

Chaque petit village disposait de la sienne.

Au long des jours, la nuit parfois, elle piquait,

Bâtissait, soutachait, faufilait, surfilait;

Elle savait soutenir et venir en mourant,

Elle donnait l’aplomb, taillait avec talent.

Elle connaissait le biais des godets ondulants

Et plissait finement les tissus de tartan;

Garnissait de drapés, berthes et modesties

Tout en initiant arpètes et apprenties.

Ses doigts experts couraient, légers, dans l’organdi.

La crêpe georgette, velours et plumetis.

En virtuosité succombaient taffetas

Faille, lamé, tussor, zéphir, tulle, surah.

Réalisées en linon et en mousseline,

Pongé, piqué, nansouk, crêpe de Chine,

Les toilettes pimpantes aux teintes claires

En ignorant le noir, donnait vie à la terre.

Un jour, prêt-à-porter a envahi les rues.

Une page est tournée; la cousette a vécu.

On s’est joyeusement lancé dans le latex,

Le lycra, le tergal, strech, dans le jean unisexe.

L’ouvrière démodée a rangé ses canettes,

Patrons, ciseaux, aiguilles, fils et fusettes.

Les jeunes, indifférents, n’auront pas un salut.

On ne peut regretter ce qu’on n’a pas connu.

 

couture

 

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